Alcool et autres drogues
Vouloir arrêter de boire ou de consommer d'autres drogues peut être difficile d’autant que ces dépendances sont souvent liées au plaisir. Il existe des moyens de se faire aider. Le plus important est de ne jamais se décourager et d’oser en parler ouvertement avec des spécialistes. Et surtout, célébrer les réussites, même les plus petites !
L’alcool
Depuis 2017, il est recommandé de ne pas dépasser 10 verres d’alcool standard par semaine maximum, sans dépasser 2 verres standard par jour. 1 verre standard contient 10 g d’alcool pur quel que soit le type de boisson alcoolisée : vin, bière, apéritif ou alcool fort.

Les ARV n’ont pas d’interactions significatives avec l’alcool, qu’il faut cependant toujours consommer avec modération. L’excès d’alcool chez les personnes vivant avec le VIH peut conduire à diminuer l’efficacité de certains médicaments; il y a un risque de baisse des défenses immunitaires, car l’alcool est un immunodépresseur comme le virus. Il peut aggraver les complications liées au VIH : mémoire, nerfs, cœur, foie, etc. Sous l’effet de l’alcool, la prise de risques est plus importante notamment vis-à-vis de de la contamination par les IST dans un contexte festif. L’oubli de prise de traitement (perte de mémoire) est aussi plus probable.
Pour vous aider à diminuer l’alcool :
- Se fixer des objectifs réalistes et déterminer des étapes pour les atteindre.
- Tenir un journal de consommation pour suivre les quantités bues et dans quelles circonstances.Cela peut aider à prendre conscience de ses habitudes.
- Identifier ce qui déclenche l’envie de boire. Cela peut aider à développer des stratégies pour faire face au stress ou aux émotions difficiles souvent propices à la consommation d’alcool.
- Établir des limites claires sur la quantité d'alcool consommée à chaque occasion et la fréquence de consommation. Essayer de respecter ces limites.
- Adopter quand c’est possible des alternatives sans alcool.
- Apprendre à dire « Non ». Ne pas se sentir obligé de boire de l’alcool alors que l’on ne le souhaite pas.
- Participer au Dry January (Janvier sans alcool) est un bon moyen pour questionner et réduire votre consommation d’alcool.
- En parler à vos proches qui peuvent soutenir et encourager les efforts.
- Ne pas hésiter à en parler à votre médecin.
Plus d’informations sur Alcool info service.
Les autres drogues
Il est important de s’informer sur les risques potentiels en cas de consommation (même occasionnelle) de drogues, afin de mieux les évaluer et de les réduire. Il existe des interactions avec certaines classes de médicaments ARV et VHC. Avec quelques-uns d’entre eux, l’effet attendu des drogues utilisées risque d’être décuplé, entraînant un risque très élevé de faire une overdose. En cas de consommation de drogues, il est important de pouvoir partager cette information avec le ou la médecin afin d’évaluer le risque d’interaction avec les ARV et/ou d’être orienté, si nécessaire, vers une prise en charge adaptée, avec éventuellement un traitement de substitution. Des associations peuvent aider à réduire les risques associées à la consommation de drogues. En cas de besoin, il est possible de contacter Drogues info service au 0 800 23 13 13.
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