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Source : UNIVADIS

Les nouveaux chiffres provenant du Programme européen de surveillance des antimicrobiens gonococciques (European Gonococcal Antimicrobial Surveillance Programme, Euro-GASP) montrent une baisse de la résistance au céfixime et au ceftriaxone chez les souches de gonorrhée en Europe, mais une hausse de la résistance à l’azithromycine.

L’Euro-GASP a découvert que la résistance au céfixime a diminué, passant de 2 % en 2014 à 1,7 % en 2015. La résistance à la ciprofloxacine a diminué, passant de 53 % en 2013 à 49 % en 2015, de même que la résistance à l’azithromycine, passant de 8 % en 2014 à 7 % en 2015. Cinq isolats ont toutefois montré un niveau élevé de résistance à l’azithromycine, contre un seul isolat en 2014.

Dans un communiqué, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (European Centre for Disease Prevention and Control, ECDC) a fait la déclaration suivante : « La hausse continue de la sensibilité aux céphalosporines est une bonne nouvelle, étant donné qu’elles figurent parmi les dernières options restantes pour le traitement des infections par la gonorrhée. Malgré cela, le niveau de résistance à l’azithromycine et la hausse du nombre d’isolats présentant un niveau élevé de résistance à l’azithromycine constituent une préoccupation majeure et menacent l’efficacité du schéma thérapeutique à double antimicrobien. »

La baisse de la résistance au céfixime et au ceftriaxone depuis 2010, qui est encourageante, est probablement due en partie au schéma d’association ceftriaxone-azithromycine à l’efficacité très élevée. Le niveau de résistance à l’azithromycine est cependant préoccupant et menace l’efficacité de ce schéma thérapeutique, a indiqué l’ECDC.