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Ma prévention

Tabac, alcool et autres drogues

Mise à jour :

Vouloir arrêter de fumer ou de boire peut être difficile d’autant que ces dépendances sont souvent liées au plaisir. Il existe des moyens de se faire aider. Le plus important est de ne jamais se décourager et d’oser en parler ouvertement avec des spécialistes. Et surtout, célébrer les réussites, même les plus petites !

Le tabac

Le tabac est la première cause de mortalité évitable en France. Le tabac est responsable de nombreuses pathologies associées comme les maladies cardiovasculaires ou certains cancers. C’est avant tout un produit toxique pour le cœur, les poumons, les vaisseaux sanguins (et aussi pour l’entourage…). Le tabac crée une dépendance physique, psychologique et comportementale.

Bien que la prévalence du tabagisme dans la population générale soit en nette baisse ces dernières années, elle reste cependant plus élevée chez les personnes vivant avec le VIH. Le tabagisme a des conséquences dramatiques sur leur santé. Il est responsable de :

  • 30,6% des cancers qui ne sont pas directement en lien avec le VIH,
  • 25,5% des infections respiratoires,
  • 25,3% des maladies cardiovasculaires,
  • 24% de la mortalité toutes causes confondues.

Le cancer du poumon est devenu la première cause de décès par cancer chez les personnes vivant avec le VIH.

Encore aujourd'hui peu de professionnel·les de santé considèrent le tabac comme une priorité face aux autres problématiques des personnes vivant avec le VIH (affections concomitantes, co-addictions, situations de précarité…). Or, arrêter de fumer est primordial pour améliorer la qualité de vie et le bien-être quotidien des fumeurs et fumeuses vivant avec le VIH.

De nombreux moyens existent pour être accompagné·e vers l’arrêt du tabac. À chacun·e de trouver celui qui correspond le mieux à ses habitudes, son budget et son mode de vie : les substituts nicotiniques (patchs, gommes, pastilles, etc.), le traitement médicamenteux (Varénicline), les thérapies cognitives et comportementales (TCC), l'utilisation transitoire de la vapoteuse. Les autres méthodes comme l'acupuncture ou l'hypnothérapie n'ont pas fait la preuve de leur efficacité dans l'arrêt du tabac mais certaines personnes rapportent des effets bénéfiques.

L'accompagnement dans l'arrêt du tabac par un professionnel de santé augmente les chances de succès de 80% par rapport à une personne qui arrête seul. Médecins, sages-femmes, infirmiers, dentistes, kinés peuvent prescrire des substituts nicotiniques qui sont pris en charge par la sécurité sociale sans avance de frais. Il y a également les groupes de parole dans les centres de soins, les CSAPA (les Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie), au sein de certaines associations et sur les sites d’information et d’accompagnement à distance comme tabac info service

Pour aider à arrêter le tabac, penser à ce qui peut motiver le plus :

  • La santé : diminuer le risque d’infarctus du myocarde ou de cancers, avoir plus de souffle.
  • Les sensations au quotidien : retrouver le goût et l’odorat.
  • Le rapport aux autres : avoir une peau plus belle, une meilleure haleine, ne pas sentir le tabac froid en permanence.
  • L’argent : mettre de côté ce qui était dépensé en cigarettes et constituer rapidement une cagnotte pour faire des bons restaurants, partir en week-end plus souvent, en faire profiter les autres. 

Il est important de ne pas culpabiliser en cas de reprise du tabac. Un mois d'arrêt multiplie par cinq les chances d'arrêter définitivement le tabac. Chaque tentative est une préparation à l’arrêt définitif et augmente les chances de succès. 

Si vous souhaitez être accompagné vers l'arrêt du tabac, vous pouvez nous contacter pour bénéficier de consultations avec une tabacologue (possible pour toute la France métropolitaine).

Le cannabis

De nombreuses personnes consomment du cannabis mélangé au tabac. Même s'ils ne se considèrent pas comme "fumeurs" ou "fumeuses", leur dépendance à la nicotine est bien réelle et nécessite l'usage de subsitituts nicotiniques afin d'arrêter de fumer des joints.

Le cannabis a aussi des effets pulmonaires, cardiovasculaires et cancérigènes, parfois plus graves que le tabac, dû à une combustion plus importante.

Si vous souhaitez être accompagné vers l'arrêt du cannabis, vous pouvez nous contacter pour bénéficier de consultations avec une tabacologue (possible pour toute la France métropolitaine).

Notre dispostif d'aide à l'arrêt du tabac

En partenariat avec AIDES, nous avons mis en place un dispositif gratuit d’aide à l’arrêt du tabac pour accompagner les personnes vivant avec le VIH qui souhaiteraient arrêter de fumer. Il comprend : 

  • Des groupes de paroles
  • Des entretiens motivationnels
  • Des consultations avec une tabacologue (possible par visio ou téléphone

L’accompagnement par une professionnelle permettra de vous apporter un soutien psychologique pendant cette période de sevrage. Elle pourra également vous prescrire des substituts nicotiniques si besoin.

Pour plus d’informations et la prise de rendez-vous, contactez nous au 01 43 67 94 97 ou envoyer un mail à l'adresse suivante : VIHtabac@actions-traitements.org. Vous pouvez également vous inscrire directement en scannant le QR code ci-dessous ou en cliquant ici. Les rendez-vous peuvent avoir lieu en visio, par téléphone ou dans les locaux d'AIDES 19 pour les personnes résidant en Île-de-France.

L'enquête Tabac et VIH d'Actions Traitements

En 2024, nous avons mené une enquête nationale auprès des personnes vivant avec le VIH (fumeuses ou ex-fumeuses) et des professionnel·le·s de santé qui les prennent en charge. L’objectif était de mettre en évidence les bons leviers et les bons messages pour accompagner celles et ceux qui le souhaitent dans une démarche d’arrêt du tabac.

Conclusion de l'enquête : Malgré une forte volonté des PVVIH à arrêter de fumer, la majorité se lance seule dans cette démarche sans être accompagnée par un.e professionnel de santé.

Cette enquête nous a permis d'accompagner au mieux les personnes vivant avec les VIH fumeuses vers l'arrêt du tabac, grâce à notre dispositif d'aide à l'arrêt du tabac, et de créer des outils d'information ou de médiation destinés aux professionnel·les de santé qui prennent en charge ces personnces, afin de les aider à mieux prendre en considération la consommation de tabac en consultation. 

Retrouvez les détails de l'enquête ici.

Nos outils

Cela fait plusieurs années que nous sommes engagés dans la démarche d'informer et d'accompagner les personnes vivant avec le VIH dans l'arrêt du tabac. C'est pourquoi nous avons réalisé plusieurs outils d'information papier : 

Télécharger ou commander gratuitement tous nos outils sur notre plateforme de commande.

      

Plusieurs vidéos sur le sujet sont également disponibles sur notre page Youtube :

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Sources

L’alcool

Depuis 2017, il est recommandé de ne pas dépasser 10 verres d’alcool standard par semaine maximum, sans dépasser 2 verres standard par jour. 1 verre standard contient 10 g d’alcool pur quel que soit le type de boisson alcoolisée : vin, bière, apéritif ou alcool fort.

Les ARV n’ont pas d’interactions significatives avec l’alcool, qu’il faut cependant toujours consommer avec modération. L’excès d’alcool chez les personnes vivant avec le VIH peut conduire à diminuer l’efficacité de certains médicaments; il y a un risque de baisse des défenses immunitaires, car l’alcool est un immunodépresseur comme le virus. Il peut aggraver les complications liées au VIH : mémoire, nerfs, cœur, foie, etc. Sous l’effet de l’alcool, la prise de risques est plus importante notamment vis-à-vis de de la contamination par les IST dans un contexte festif. L’oubli de prise de traitement (perte de mémoire) est aussi plus probable.

Pour vous aider à diminuer l’alcool :

  • Se fixer des objectifs réalistes et déterminer des étapes pour les atteindre.
  • Tenir un journal de consommation pour suivre les quantités bues et dans quelles circonstances.Cela peut aider à prendre conscience de ses habitudes.
  • Identifier ce qui déclenche l’envie de boire. Cela peut aider à développer des stratégies pour faire face au stress ou aux émotions difficiles souvent propices à la consommation d’alcool.
  • Établir des limites claires sur la quantité d'alcool consommée à chaque occasion et la fréquence de consommation. Essayer de respecter ces limites.
  • Adopter quand c’est possible des alternatives sans alcool.
  • Apprendre à dire « Non ». Ne pas se sentir obligé de boire de l’alcool alors que l’on ne le souhaite pas.
  • Participer au Dry January (Janvier sans alcool) est un bon moyen pour questionner et réduire votre consommation d’alcool.
  • En parler à vos proches qui peuvent soutenir et encourager les efforts.
  • Ne pas hésiter à en parler à votre médecin.

Plus d’informations sur Alcool info service.

Les autres drogues

Il est important de s’informer sur les risques potentiels en cas de consommation (même occasionnelle) de drogues, afin de mieux les évaluer et de les réduire. Il existe des interactions avec certaines classes de médicaments ARV et VHC. Avec quelques-uns d’entre eux, l’effet attendu des drogues utilisées risque d’être décuplé, entraînant un risque très élevé de faire une overdose. En cas de consommation de drogues, il est important de pouvoir partager cette information avec le ou la médecin afin d’évaluer le risque d’interaction avec les ARV et/ou d’être orienté, si nécessaire, vers une prise en charge adaptée, avec éventuellement un traitement de substitution. Des associations peuvent aider à réduire les risques associées à la consommation de drogues. En cas de besoin, il est possible de contacter Drogues info service au 0 800 23 13 13.

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