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Source : InfoVIH

Cette étude italienne s’est intéressée à la réponse virologique et au profil de résistance de patients multitraités avec ou sans réplication virale à l’initiation de la combinaison DTG/DRV/r non encore recommandée ou recommandée en l’absence d’autre alternative. Les raisons du changement de traitement étaient : la simplification (par la diminution du nombre d’ARV ou de prises), l’intensification (pour augmenter la puissance et la barrière génétique), l’échec virologique ou des problèmes d’intolérance.

Les 130 patients inclus comprenaient 62 (47,7%) patients virémiques et 68 (52,3%) patients contrôlés virologiquement avec principalement des hommes (70,8%) avec un âge médian de

50 (45–55) ans. La majorité des patients virémiques (80,6%) sont passés au DTG/DRV/r suite à un échec virologique alors que les patients contrôlés recevaient la combinaison pour une simplification (64,7%) ou une intensification (26,5%).

Les patients avaient une longue histoire thérapeutique avec une médiane de 9 (4-12) lignes de traitement. La plupart d’entre eux présentaient au moins une mutation de résistance aux INTI (77,5%), aux INNTI (69%), aux IP (35,7%) et aux INI (10,1%). 77,7% (n=101) avaient un virus sensible à la combinaison.

À 12 mois de traitement, la probabilité de réponse virologique chez les 62 patients virémiques étaient de 91,7%, obtenue dans une médiane de 1,9 (1,0–2,9) mois. La réponse virologique était de 80% chez les patients qui recevaient un traitement non totalement actif versus de 93,3% chez ceux qui recevaient un traitement pleinement actif (p = 0,660). Chez les patients contrôlés, les probabilités de rebond virologique à 12 mois et 24 mois après le changement, étaient 4,7et 10,5%, respectivement, avec seulement six rebonds dont le niveau médian était de 266 (104– 142 761) copies/ml. Les patients recevant un traitement non totalement actif avaient une probabilité de rebond virologique de 16,4% versus de 7,3% chez les patients qui recevaient un traitement pleinement actif, p = 0,651. Il n’y avait aucune association significative entre la réponse virologique et la résistance. En revanche, les patients dont la durée du contrôle virologique était inférieure à 6 mois montraient une probabilité de rebond virologique plus élevée par rapport aux autres (37,5% vs 6,7%, p <0,002).  Le profil de résistance a été analysé chez 13 des 27 patients en échec virologique.  Parmi ces 13 patients8 avaient déjà été exposés au RAL ou DTG. Deux patients dont le traitement les virus n’étaient pas complètement sensibles aux traitements dispensés, ont sélectionné des nouvelles mutations de résistance à l’intégrase (Y143C/H/R) pour le premier et à l’intégrase et à la  protéase pour le second ( S147G, N155H et V32I, L33F, I54L).

Commentaires :

Si seuls 8.5% des patients ont reçu DRV BID et 3.5 % DTG BID dans cette étude observationnelle de patients multitraités, les auteurs ne spécifient pas si les échecs sont liés ou non à une sous exposition de la combinaison. C’est dommage.