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Des chercheurs américains ont pris comme hypothèse qu’un manque de vitamine D pouvait réduire l’efficacité des antirétroviraux. Ils ont monté un essai pour voir si c’était le cas. L’équipe de chercheurs a recruté près de 398 personnes vivant avec le VIH prenant un traitement anti-VIH efficace. Des mesures (nombre de CD4 notamment) ont été faites à l’entrée dans l’étude, puis à nouveau au bout de trois, six, douze et dix-huit mois. Parallèlement, des mesures ont été faites concernant le taux de vitamine D dans l’organisme. Les résultats de l’étude américaine ont été publiés, fin novembre, dans la revue « Clinical Nutrition ». L’étude a confirmé l’hypothèse selon laquelle un faible taux de vitamine D contrarie l’efficacité du traitement. Le taux de CD4 était supérieur chez les personnes ayant un taux suffisant en vitamine D. En moyenne, la différence entre les personnes ayant un taux suffisant en vitamine D et celles qui avaient une carence en vitamine D était de soixante-cinq CD4/mm3. L’effet le plus marqué d’un taux suffisant en vitamine D s’observait chez les personnes de moins de 35 ans ayant un indice de masse corporelle inférieur à 25 (en dessous de 25, on a une corpulence normale, au-delà de 25, on est considéré en surpoids). « La vitamine D est relativement peu onéreuse. Un apport en vitamine D pourrait stimuler légèrement la récupération immunitaire des personnes infectées par le VIH, ce qui aurait probablement des répercussions importantes en termes de santé publique », a expliqué l’auteur de l’étude, Amara Ezeamama, citée par l’agence APA. Signalons que le rapport d’experts Morlat de 2013 consacre un paragraphe à la vitamine D (page 157) et à son dosage dans le cadre de la prévention de l’ostéoporose et de l’ostéonécrose.

Source : Seronet