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Paris sans sida : « un catalyseur » dans la lutte contre le VIH

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source : toutelaculture

Dans le cadre de la journée contre le Sida, Toute La Culture a souhaité vous présenter un acteur important de la lutte : Paris sans Sida. Eve Plenel, sa directrice générale, nous en dit plus à son sujet.

Paris sans Sida est une « association » qui a fait ses premiers pas en 2016, à la suite d’une initiative d’ONUSIDA, qui désirait sensibiliser les grandes villes du monde dans cette lutte, et la ville de Paris. De cette initiative est née une déclaration. « La déclaration de Paris avait pour ambition d’uniformiser les engagements des maires vers une même direction : mettre fin à l’épidémie et s’intéresser aux personnes les plus touchés » explique Eve Plenel, sa directrice générale.
La France est, en effet, un pays particulièrement touché par le VIH. Chaque année plus de 1000 Parisiens découvriraient qu’ils sont séropositifs. Selon la directrice de l’organisme, les populations les plus touchées demeurent les hommes homosexuels et les migrants, notamment africains :  « l’épidémie du sida en France est une épidémie concentrée. Elle fait son lit dans des situations préexistantes, des situations d’exclusion ».

Eve Plenel le stipule bien : Paris sans Sida n’est pas une énième association de lutte contre le sida, celles existantes faisant déjà un travail incroyable sur le terrain : «Nous sommes un catalyseur pour toutes ces énergies. Il aide à mettre en cohérence ce que beaucoup d’acteurs faisaient déjà avant. Il y a plus d’une trentaine d’associations à Paris qui interviennent depuis 30 ans ».

L’organisme s’articule autour de deux fonctions : faire, à une échelle locale, toute la communication sur la sexualité, à travers des campagnes de dépistage, et faire avancer l’innovation dans le domaine de la santé pour trouver des solutions qui simplifieraient la vies des gens. Il n’est jamais évident de parler de sexualité à son médecin, d’expliquer sa situation… Aujourd’hui diverses solutions de dépistage existent. Un auto-test, qu’il est possible d’acheter à la pharmacie, est, par exemple, utilisable depuis chez vous.
Aussi il est important de noter que, depuis le 1er janvier 2016, la France est le premier pays à autoriser et à rembourser la PrEP. Ce traitement antirétroviral est à prendre avant les rapports sexuels, en prévention d’une potentielle contamination. Mais attention, il faut tout de même rester vigilant, il ne remplace en rien l’usage d’un préservatif pour toutes les autres maladies sexuellement transmissibles. « Une des problématiques que nous souhaitions aussi faire comprendre à la population est qu’une personne « séro » une fois qu’elle prend son traitement ne transmet plus le VIH. L’intérêt est donc aussi de réduire la période où les personnes ne savent pas qu’elles sont séropositives » ajoute Eve Plenel.

Si Paris sans sida, comme son nom l’indique, s’intéresse surtout à une lutte à l’échelle parisienne, d’autres programmes équivalents existent aussi à Bordeaux ou encore à Lyon. Depuis le 1er janvier il est même possible de se faire dépister à Nice comme à Paris, ce qui marque une avancée importante pour l’organisme, qui étend aussi à présent ses actions à la Seine Saint Denis, deuxième territoire le plus touché de l’île de France. Ces avancées sont possibles grâce à un travail d’équipe entre les différentes associations et différents acteurs. «  Il y a une plateforme qui se rassemble trois fois par an pour discuter de la lutte. Des associations de lutte contre le sida sont présentes mais aussi des pharmaciens, des médecins généralistes … » confirme Eve Plenel.

Et alors, qu’en est-il de la propagation du VIH aujourd’hui ? Le 27 novembre, Le Monde a sorti un article qui a annoncé un véritable « échec » dans la lutte contre le sida. Eve Plenel contredit complètement cette attestation : « Il n’est pas vrai de dire qu’il y a une stabilité du taux de séropositivité dans notre pays. Le nombre de personnes contaminées en France a beaucoup baissé et encore plus à Paris ».

Paris sans Sida sera bien évidemment présent dans ce weekend de lutte. Plus de 70 événements de préventions et de dépistages seront organisées au quatre coins de Paris. Vous pouvez les suivre sur les différents réseaux sociaux pour être informé des évènements à venir.

© Visuel : affiche Paris Sans Sida

NAKED… Le médecin 2.0

Plusieurs dispositifs sont employés par l’organisme… Dont certains sont surprenants ! Dr Naked fait partie de ces moyens de prévention et est une vraie star sur les réseaux sociaux. Nu sous sa blouse blanche, il fait de la concurrence à tous les doctors Mamour. Un personnage si peu vêtu pour un message qui n’en demeure pas moins fort. Au cours de ses vidéos, qui ne dure pas plus de 3 min, le mannequin Armando Santos sensibilise et informe sur les techniques de prévention. « Dr Naked est né d’un partenariat avec Ornet, qui a progressivement pris son indépendance pour apparaître sur les réseaux sociaux » explique Eve Plenel en stipulant qu’un jeune homme homosexuel sera toujours plus tenter de s’arrêter sur la vidéo d’un bellâtre en blouse blanche que sur une autre avec un bandeau rouge trop sérieuse. Bien sur, ce personnage s’adresse à un certain type de public. D’autres dispositifs existent. Dès le mois de janvier sera lancée la « bonne nouvelle d’Alimata » dédié aux migrants. Pas plus d’informations pour le moment, le projet demeurant encore secret… A suivre.

Paris sans Sida est une « association » qui a fait ses premiers pas en 2016, à la suite d’une initiative d’ONUSIDA, qui désirait sensibiliser les grandes villes du monde dans cette lutte, et la ville de Paris. De cette initiative est née une déclaration. « La déclaration de Paris avait pour ambition d’uniformiser les engagements des maires vers une même direction : mettre fin à l’épidémie et s’intéresser aux personnes les plus touchés » explique Eve Plenel, sa directrice générale.

La France est, en effet, un pays particulièrement touché par le VIH. Chaque année plus de 1000 Parisiens découvriraient qu’ils sont séropositifs. Selon la directrice de l’organisme, les populations les plus touchées demeurent les hommes homosexuels et les migrants, notamment africains : « l’épidémie du sida en France est une épidémie concentrée. Elle fait son lit dans des situations préexistantes, des situations d’exclusion ».

Paris sans sida : un catalyseur d’énergie

Eve Plenel le stipule bien : Paris sans Sida n’est pas une énième association de lutte contre le sida, celles existantes faisant déjà un travail incroyable sur le terrain : «Nous sommes un catalyseur pour toutes ces énergies. Il aide à mettre en cohérence ce que beaucoup d’acteurs faisaient déjà avant. Il y a plus d’une trentaine d’associations à Paris qui interviennent depuis 30 ans ».

L’organisme s’articule autour de deux fonctions : faire, à une échelle locale, toute la communication sur la sexualité, à travers des campagnes de dépistage, et faire avancer l’innovation dans le domaine de la santé pour trouver des solutions qui simplifieraient la vies des gens. Il n’est jamais évident de parler de sexualité à son médecin, d’expliquer sa situation… Aujourd’hui diverses solutions de dépistage existent. Un auto-test, qu’il est possible d’acheter à la pharmacie, est, par exemple, utilisable depuis chez vous.
Aussi il est important de noter que, depuis le 1er janvier 2016, la France est le premier pays à autoriser et à rembourser la PrEP. Ce traitement antirétroviral est à prendre avant les rapports sexuels, en prévention d’une potentielle contamination. Mais attention, il faut tout de même rester vigilant, il ne remplace en rien l’usage d’un préservatif pour toutes les autres maladies sexuellement transmissibles. « Une des problématiques que nous souhaitions aussi faire comprendre à la population est qu’une personne « séro » une fois qu’elle prend son traitement ne transmet plus le VIH. L’intérêt est donc aussi de réduire la période où les personnes ne savent pas qu’elles sont séropositives » ajoute Eve Plenel.

Des programmes dans d’autres grandes villes françaises

Si Paris sans sida, comme son nom l’indique, s’intéresse surtout à une lutte à l’échelle parisienne, d’autres programmes équivalents existent aussi à Bordeaux ou encore à Lyon. Depuis le 1er janvier il est même possible de se faire dépister à Nice comme à Paris, ce qui marque une avancée importante pour l’organisme, qui étend aussi à présent ses actions à la Seine Saint Denis, deuxième territoire le plus touché de l’île de France. Ces avancées sont possibles grâce à un travail d’équipe entre les différentes associations et différents acteurs. « Il y a une plateforme qui se rassemble trois fois par an pour discuter de la lutte. Des associations de lutte contre le sida sont présentes mais aussi des pharmaciens, des médecins généralistes … » confirme Eve Plenel.

Et alors, qu’en est-il de la propagation du VIH aujourd’hui ? Le 27 novembre, Le Monde a sorti un article qui a annoncé un véritable « échec » dans la lutte contre le sida. Eve Plenel contredit complètement cette attestation : « Il n’est pas vrai de dire qu’il y a une stabilité du taux de séropositivité dans notre pays. Le nombre de personnes contaminées en France a beaucoup baissé et encore plus à Paris ».

Paris sans Sida sera bien évidemment présent dans ce weekend de lutte. Plus de 70 événements de préventions et de dépistages seront organisées au quatre coins de Paris. Vous pouvez les suivre sur les différents réseaux sociaux pour être informé des évènements à venir.

Plusieurs dispositifs sont employés par l’organisme… Dont certains sont surprenants ! Dr Naked fait partie de ces moyens de prévention et est une vraie star sur les réseaux sociaux. Nu sous sa blouse blanche, il fait de la concurrence à tous les doctors Mamour. Un personnage si peu vêtu pour un message qui n’en demeure pas moins fort. Au cours de ses vidéos, qui ne dure pas plus de 3 min, le mannequin Armando Santos sensibilise et informe sur les techniques de prévention. « Dr Naked est né d’un partenariat avec Ornet, qui a progressivement pris son indépendance pour apparaître sur les réseaux sociaux » explique Eve Plenel en stipulant qu’un jeune homme homosexuel sera toujours plus tenter de s’arrêter sur la vidéo d’un bellâtre en blouse blanche que sur une autre avec un bandeau rouge trop sérieuse. Bien sur, ce personnage s’adresse à un certain type de public. D’autres dispositifs existent. Dès le mois de janvier sera lancée la « bonne nouvelle d’Alimata » dédié aux migrants. Pas plus d’informations pour le moment, le projet demeurant encore secret… A suivre.

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