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Un médecin traitant informé de l’orientation sexuelle offre une prise en charge plus adaptée

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Source : Univadis.fr

 

Qu’il s’agisse d’information, de prévention ou de dépistage des IST, les HSH étaient mieux et plus souvent pris en charge par leur médecin traitant lorsque celui-ci était au courant de leur orientation sexuelle. Ce qui était le cas pour 58% des participants de l’étude HomoGen, dont les données sont parues début avril dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire.

Cette étude, menée par questionnaire anonyme entre 2016 et 2017 auprès de 1.879 personnes se définissant comme HSH, montre que, dans 9 cas sur 10, l’orientation sexuelle avait été abordée par les patients de leur propre initiative. Et dès la première consultation pour près de 43% d’entre eux, ce qui dans 98% des cas, n’avait eu aucune influence ou avait amélioré la relation médecin-patient. À l’inverse, le médecin traitant n’était pas informé pour 42% des participants. Les HSH déclarant ne pas y avoir pensé ou déclarant craindre une réaction négative de sa part dans 11,2 et 8,6% des cas.

Principaux messages

-> 58% des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) participants déclaraient que leur médecin traitant connaissait leur orientation sexuelle.

-> Les participants dont l’orientation sexuelle était connue par le médecin traitant recevaient plus souvent de sa part des informations sur les IST, des propositions de dépistage ou une vaccination contre le virus de l’hépatite A.

Une parole encore timide

La question de l’orientation sexuelle peut être déterminante pour que le médecin traitant puisse adapter sa prise en charge en santé sexuelle. Il apparaît clairement dans ce travail que, pour ceux dont l’orientation sexuelle était connue du médecin traitant, les informations sur les IST, les propositions de dépistage ou la vaccination contre le virus de l’hépatite A, étaient plus fréquemment délivrées ou réalisées. Le patient déclarait aussi plus souvent consulter le médecin en cas de problème médical sexuel.

La question de la sexualité reste un sujet difficile à aborder pour le patient comme pour le médecin. HomoGen montre en effet que s’ils étaient 58% à avoir informé leur médecin traitant, ils étaient près de 69% à estimer qu’il était nécessaire de le faire : ce décalage est un argument pour inviter les médecins à prendre l’initiative sur le sujet. Les patients qui n’avaient pas informé leur praticien étaient notamment plus jeunes, moins souvent franciliens et moins souvent en couple en moyenne que les autres. Les outils existants permettant d’amorcer la discussion sur le sujet  gagneraient à être mieux connus, concluent les auteurs.

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