menu

Notre actualité

Brèves

CAB-LA en PrEP : les cohortes OPERA et TRIO confirment une efficacité élevée en vie réelle

Mise à jour :

Présentées à la CROI 2026, les données à long terme des cohortes OPERA et TRIO une incidence du VIH très faible sous cabotégravir injectable en PrEP, comparable à celle des essais cliniques. Elles révèlent toutefois qu’environ un tiers des utilisateurs connaissent des retards d’injection et que le dépistage du VIH reste insuffisamment systématique. Des constats à intégrer alors que la disponibilité en France est imminente.

Source : vih .org

 

Cohorte TRIO : efficacité à long terme du CAB-LA en PrEP en vie réelle

D’après Elion R et al. Abstr. 981 actualisé

Le cabotégravir à action prolongée (CAB-LA) est le premier antirétroviral injectable approuvé pour la prophylaxie pré-exposition (PrEP) du VIH et bientôt disponible en France (JO en attente). Il est administré par injection intramusculaire tous les deux mois, après les deux doses d’initiation à J0 et M1, et constitue une alternative à la PrEP orale quotidienne.

Cette analyse a évalué l’utilisation du CAB-LA en PrEP, les pratiques de dépistage du VIH, l’adhérence au traitement ainsi que l’acquisition du VIH en conditions de vie réelle. Les adultes séronégatifs ayant initié le CAB-LA en PrEP entre décembre 2021 et février 2025 ont été identifiés à partir de la cohorte Nord-Américaine TRIO Health. Le dépistage du VIH a été évalué dans les 30 jours précédant la première injection et dans un intervalle de ±7 jours autour de chaque injection au cours du suivi. Une infection incidente par le VIH était définie par la détection d’un ARN VIH et/ou un test combiné antigène/anticorps (Ag/Ac) positif. Les injections de suivi ont été classées selon le délai écoulé depuis l’injection précédente :

À temps : 53–67 jours
Retardée : 68–112 jours
Manquée : 113–127 jours
Arrêt du traitement : aucune injection après plus de 127 jours

Parmi les 1696 personnes (dont 14% de femmes et 3% de personnes trans) ayant reçu des injections de CAB-LA en PrEP, 78% ont bénéficié d’un test ARN VIH, 78% d’un test combiné antigène/anticorps (Ag/Ac) et 65% des deux tests avant l’initiation. Au cours du suivi, 21% ont réalisé les deux tests, 45% au moins un des deux tests, et 5% n’ont pas systématiquement bénéficié d’un test lors de toutes les injections reçues.

Ce sont des informations importantes pour les pays européens qui vont donner des recommandations pour l’accompagnement de la PrEP par cabotégravir. Parmi les 1 296 personnes ayant reçu ≥ 3 injections :

62 % ont reçu toutes les injections dans les délais recommandés;
32 % ont présenté des retards (médiane: 1 injection ; IQR : 1–2) avec un retard médian de 7 jours (IQR : 3–17);
8 % ont eu des injections manquées (médiane: 1 ; IQR : 1–1).
Au total, 549 personnes (36%) ont interrompu le CAB-LA en PrEP, mais 77 (14%) d’entre elles ont repris le traitement dans les 6 mois. Trois personnes (0,2%) ont acquis le VIH: 2 ont été diagnostiquées avec une infection incidente et 1 avec une infection possiblement prévalente. Parmi ces trois cas : 2 ont respecté le calendrier d’injection et 1 ne l’a pas respecté. 2 ont obtenu une suppression virale après initiation d’un traitement antirétroviral; les données de charge virale de suivi n’étaient pas disponibles pour la troisième personne. Aucune mutation associée à la résistance n’a été détectée dans deux cas, et aucun génotypage du VIH n’a été réalisé pour le troisième.

 

Pour découvrir la fin de cet article cliquez ici : vih.org