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Quatre cancers sur dix seraient « évitables » selon le CIRC
Les chercheurs de cet organisme affilié à l’OMS rappellent que le tabac, les infections et l’alcool sont les principaux facteurs de risque « modifiables » de cancer.
Source : JIM
Il est toujours quelque peu délicat de dire qu’une maladie est « évitable », surtout quand il s’agit d’une pathologie aussi complexe et diverse que le cancer. « En épidémiologie, la question de la causalité est toujours sujette à débat » rappelle au Figaro le Pr Antoine Flahault, épidémiologiste à Genève. Sans utiliser cette qualification contestable, le centre international de recherche sur le cancer (CIRC), organisme affilié à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), s’est penché sur le poids des facteurs de risque « modifiables » du cancer. Les résultats de cet « excellent travail » selon le Pr Flahault ont été publiés ce mardi dans la revue Nature, à la veille de la journée mondiale du cancer.
Ces chercheurs se sont penchés sur 30 facteurs de risque, certains pour partie comportementaux (tabac, alcool, obésité…), d’autres environnementaux (pollution de l’air, exposition aux ultraviolets…) et d’autres infectieux (HPV, Helicobacter pylori, hépatite C…). On ne retrouve en revanche pas les éléments potentiellement cancérigènes qui font régulièrement la une de médias anxiogènes, comme les pesticides, les PFAS ou certains additifs alimentaires : les chercheurs du CIRC se sont limités aux facteurs de risque établis, pour lesquels il existe des données fiables sur leur caractère cancérigène.
Les Australiens n’aiment pas le soleil
Les auteurs de l’étude estiment que 37,8 % des 18,7 millions de cas de cancer recensés chaque année dans le monde sont « évitables », soit 7,1 millions. Le tabac (responsable de 15,1 % des cancers dans le monde), les agents infectieux (10,2 %) et l’alcool (3,2 %) sont les principaux facteurs de risque de cancer. Par conséquent, les cancers du poumon, de l’estomac et du col de l’utérus sont les plus évitables.
Les cancers des hommes (45,4 %) sont plus souvent dus à des facteurs de risque modifiables que ceux des femmes (29,7 %). Ce travail est basé sur les statistiques de prévalence du cancer dans 185 pays du monde, ce qui permet d’observer des particularismes entre les régions. Sans surprise, l’obésité et l’alcool constituent ainsi des facteurs de risque majeurs en Europe et en Amérique du Nord, tandis que les infections sont responsables de 30 % des cas de cancer féminins en Afrique. La pollution de l’air est également une source importante de néoplasie en Asie du Sud-Est tandis qu’en Océanie, l’exposition au soleil est la cause de 9,8 % des cas de cancer chez les hommes et de 5,8 % chez les femmes.
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