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VIH : avec les thérapies injectables, les IDEL offrent une nouvelle liberté aux patients

Mise à jour :

La délivrance d’une bithérapie injectable à libération prolongée en officines de ville a fait évoluer la prise en soins des patients atteints du VIH. Les infirmiers libéraux peuvent désormais être amenés à accompagner ceux d’entre eux qui y sont éligibles, notamment en réalisant des injections tous les 2 mois.

Source : INFERMIERS

En situation de succès virologique (charge virale indétectable–donc intransmissible–et remontée des lymphocytes TCD4/500), les personnes vivant avec le virus de l’immunodéficience humaine (PVVIH) peuvent se voir proposer un allègement de leur traitement antiviral. Lequel consiste, selon l’Assurance maladie, à «prendre un seul comprimé par jour en bithérapie», ou «suivre une trithérapie, 4 à 5 jours par semaine». Ou encore «une bithérapie en traitement injectable à libération prolongée» (2 injections à un mois d'intervalle puis une injection tous les 2 mois.  

L’opportunité pour le patient de se libérer de la prise de comprimés


Ce traitement, autorisé sur le marché depuis fin 2021-début 2022, à base de cabotégravir (Vocabria®) et de rilpivirine (Rekambys®) permet aux PVVIH de «se libérer de la prise régulière de comprimés ou d’éviter la stigmatisation liée au VIH et la divulgation du statut associée à la prise de comprimés en présence d’un tiers.», explique la Haute Autorité de santé (HAS).  Des atouts indéniables en matière de qualité de vie: «Près de 80% de nos patients en sont satisfaits. Même s’ils peuvent parfois être incommodés dans les jours suivants les injections, pour rien au monde ils ne reviendraient en arrière/aux comprimés. Ils arrivent à oublier leur infection, de surcroît s’ils n’ont pas d’autres pathologies ni d’autres traitements», rapporte Annick Filhon, IDE en HDJ au sein du CHU Bordeaux-St-André, l’un des centres référents avant la mise sur le marché de ces ARV injectables retard. 


En Nouvelle Aquitaine, 65 IDEL déjà formés au protocole d’injection


En début d’année, l’URPS Infirmiers libéraux Nouvelle Aquitaine – comme d’autres URPS de l’Hexagone –, a été sollicitée par le laboratoire ViiH Healthcare pour présenter ce traitement novateur et mettre en place un “appel au volontariat”. Celle-ci y a répondu favorablement notamment en organisant, en juin dernier, un webinaire sur le sujet. Frédéric Deubil, son président, estime en effet qu’« il est indispensable que les initiatives en santé applicables au champ de compétences des infirmiers libéraux puissent être mises en avant par l’URPS. Il en va de la valorisation de notre exercice ! » À ce jour, le traitement concerne plus de 500 patients dans la région ; 65 infirmiers ont été formés au protocole d’injection et sont volontaires pour des prises en soins de ce type.


L’instauration du traitement à l’hôpital


Si cette bithérapie injectable à LP est désormais disponible en ville, elle n’en reste pas moins instaurée à l’hôpital après décision concertée entre le médecin infectiologue et les patients éligibles (par rapport à leur génotype de résistance). Et, en général, après un temps infirmier dédié (20 à 30 min) lors duquel le soignant vérifie leur bonne compréhension du rythme des injections (pour une meilleure observance) et organise le relais en ville, parfois facilité à partir d’une liste d’IDEL référencés par le laboratoire ViiH Healthcare (lire encadré).
À noter, la première injection (M1) doit être effectuée en milieu hospitalier, sachant qu’elle peut parfois être précédée d’une phase de traitement oral de quatre semaines afin de s’assurer de la tolérance du traitement. Un mois plus tard, la seconde administration (M2) peut déjà être réalisée en médecine de ville.

 

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