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Transidentité : Les IST absentes des recos de la HAS

Mise à jour :

Le 1er décembre dernier, un groupe d’infectiologues représentant deux grandes sociétés savantes impliquées dans la lutte contre le VIH, a publié un manifeste commentant les recommandations de prise en charge des adultes trans émises par la Haute autorité de santé. Que faut-il en retenir ? On fait le point.

Source : SIDACTION 

 

Les IST et le VIH ont été « invisibilisés » : voilà en substance ce qu’il ressort du manifeste publié le 1er décembre par des infectiologues de la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF) et de la Société française de lutte contre le sida (SFLS), concernant les récentes recommandations de prise en charge des adultes trans, établies par la Haute autorité de santé (HAS). « Représentant une avancée majeure, ces préconisations ne traitent pas, toutefois, d’un aspect important de la prise en soin globale des personnes trans : la santé sexuelle et la prévention des infections sexuellement transmissibles, dont notamment l’infection par le VIH », développe le Dr Chloé Bertin, infectiologue dermatologue au CHU de Bordeaux et au CH de Libourne, et co-coordinatrice du sous-groupe « Personnes trans » du groupe « Migrants et populations vulnérables » (MiPOP), de la SPILF et de la SFLS, à l’origine du manifeste susmentionné.

Comme le définit la HAS dans le préambule de ses recommandations, une personne trans est « une personne vivant et/ou s’identifiant dans un genre différent de celui associé au sexe qui a été constaté à la naissance ». En 2023, le nombre de personnes remboursées à 100 % pour leurs soins dans le cadre d’une prise en charge pour transidentité était de 22 550. Au total, les personnes trans représenteraient 0, 5 % de la population, selon la HAS [i].

Le questionnement sur le genre peut conduire à s’engager dans un parcours de transition. Ce parcours, ainsi que le précise la brochure Hormones et parcours trans éditée par l’association OUTrans, « regroupe toutes les démarches qu’une personne trans peut effectuer pour s’approcher de son point de confort (psychologique, comportemental, corporel, etc.) qui correspondra à un sentiment de bien-être optimal par rapport à son identité de genre ».

Si « une transition ne nécessite pas forcément de parcours médicalisé », quand elle le nécessite un problème persiste : l’accès à des soins de transition de qualité est très hétérogène sur le territoire, avec une offre limitée et mal répartie. Résultat, de nombreuses personnes trans en viennent à renoncer à ces soins voire à s’automédiquer. Or, souligne la HAS – toujours dans le préambule de ses recommandations -, « l’accès aux soins de transition ne constitue pas un ‘confort’ mais un enjeu vital en termes de bien-être, d’image de soi, de vie personnelle, de santé globale et aussi de vie sociale ». D’où les récentes recommandations. Lesquelles visent à « améliorer l’accompagnement et la prise en charge » des personnes trans âgées de 18 ans, engagées dans un parcours de transition médical et/ou chirurgical.

 

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