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Les autorités sanitaires ont annoncé fin février le lancement d’une nouvelle campagne de sensibilisation au cancer colorectal alors que, selon une enquête, un tiers des malades attendent plus de six mois après l’apparition de symptômes spécifiques à ce cancer avant de consulter, indique l’AFP. La nouvelle campagne de l’Institut national du cancer (INCa) proclame : « Le cancer colorectal, le dépister à temps peut vous sauver la vie ». Cette campagne devrait être relayée à partir du 12 mars dans un spot télévisé évoquant la dangerosité du cancer et l’intérêt du dépistage. Avec 43 000 nouveaux cas et près de 18 000 décès par an, le cancer colorectal est le deuxième le plus meurtrier en France. Il touche à 95 % les plus de 50 ans et se développe lentement à l’intérieur du colon ou du rectum à partir de petites lésions appelées polypes. Il peut longtemps évoluer sans symptômes, mais peut aussi se traduire par des douleurs abdominales ou des troubles digestifs inhabituels et persistants, ainsi que par la présence de sang dans les selles. Détecté à temps, lorsqu’il est encore limité à la surface interne du côlon et du rectum, ce cancer se guérit dans 90 % des cas, selon l’INCa. Mais les chances de survie tombent à 70 % lorsqu’il a atteint les ganglions proches et à 13 % lorsqu’il s’est propagé à d’autres organes. Les autorités préconisent depuis plusieurs années aux personnes âgées de 50 à 74 ans un test de dépistage à domicile. Il permet notamment de repérer des polypes et de les retirer avant qu’ils n’évoluent en cancer. Une enquête de l’association France Côlon auprès de 225 patients révèle que la moitié a découvert sa maladie par l’apparition des symptômes spécifiques, principalement du sang dans les selles et de la fatigue. Mais 34 % déclarent avoir attendu plus de six mois avant de consulter. L’enquête révèle également que les femmes et les actifs sont plus vulnérables aux conséquences, notamment financières, d’un cancer colorectal. 60 % des personnes malades interrogées déclarent avoir été satisfaites de la manière dont le diagnostic leur a été annoncé, même si 54 % regrettent que cette annonce ait eu lieu en l’absence d’un proche.

Sources : seronet.info

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